Mon Coin Lectures

12 mai 2014

Une autre idée du bonheur - Marc Lévy

 

Source: Externe

Me voilà donc avec un truc totalement improbable, un avis sur un bouquin de Marc Lévy ! Parce que, pour tout vous dire, je suis gravement allergique à ce monsieur !

 

Pour commencer, je vais l’appeler Marc tout court. Cela fera un mot de moins à chaque fois mais augmentera son capital sympathie !
Marc est donc un mammifère mâle bipède hominidé français né en 1961. Jusqu’en 2000 il a une carrière plutôt technique tournée vers l’informatique puis l’architecture.
En 2000 il publie son premier roman « Et si c’était vrai » qui connait un succès phénoménal. Dès sa sortie, Spielberg en rachète les droits pour 2 millions de francs (si ma mémoire est bonne), ce qui en fait un véritable buzz médiatique. Il est traduit dans plein de langues et vendu dans toutes les gares !
A partir de cette date et de son succès, il ne va se consacrer qu’à son nouveau métier et nous pondre des histoires au rythme d’une par an à ce jour.

Dans mon ancien job, il était de mise de se faire un petit cadeau pour les anniversaires. Etant une grosse lectrice, elles m’ont naturellement offert LE livre dont tout le monde parle, le fameux « Et si c’était vrai » !
J’ai trouvé cela d’une niaiserie affligeante mais le côté un peu fantastique de l’histoire renouvelait un peu le genre qui se situe pour moi entre le roman sentimental type Arlequin et le suspense de gare de Mary Higgins Clark.

Quand son second livre est sorti, je l’ai lu sur place, à la Fnac, en diagonale en 30 minutes. J’avais l’impression de relire le même livre. La recette du premier ayant marché du feu de dieu il l’appliquait scrupuleusement au second.
Le corps humain est bien fait et mon cerveau s’est positionné en mode auto-défense. J’ai depuis un réflexe pavlovien… dès que j’approche un de ses bouquins la nausée monte… Si j’en ouvre un, je vomis !

C’est donc armée d’une boîte de Mercalm et d’une bassine que j’ai attaqué ma lecture!

On the road !

La quatrième de couverture

Quand une vie ordinaire devient extraordinaire.
Philadelphie. Au premier jour du printemps 2010, Agatha sort de prison, mais pas par la grande porte. Après trente ans derrière les barreaux, il ne lui restait que quelques années à faire. Alors pourquoi cette évasion ?
Dans une station-service proche du campus, elle s'invite à bord de la voiture de Milly et l'entraîne dans sa cavale sans rien lui révéler de sa situation.
Dotée d'un irrésistible appétit de vivre, Agatha fait voler en éclats la routine confortable de Milly. Vingt ans les séparent, mais au fil du voyage les deux femmes partagent ces rêves qu'il n'est jamais trop tard pour réaliser et évoquent ces amours qui ne s'éteignent pas.
Cinq jours en voiture à travers les États-Unis... À chaque étape, une rencontre avec un personnage surgi du passé les rapprochera du secret d'Agatha.
Jusqu'où devons-nous aller dans notre quête insatiable du bonheur ? À quoi ne faut-il jamais renoncer ? Dans ce roman, Marc Levy réaffirme notre besoin inconditionnel de liberté et nous fait aussi découvrir un pan méconnu de l'histoire américaine.

418 pages (286 sur le Kindle)

Mon avis à moi que c’est le mien et que je ne vous oblige pas à partager mais que je vous le donne quand même.

Rien qu’à la lecture du pitch j’ai ma première nausée…
Il a vu Thelma et Louise, non ?
Ben oui, il l’a vu, il ose même y faire allusion !
Le livre commence par une présentation séparée des 3 personnages principaux, à savoir Agatha, Milly et Tom, dont les chemins vont se croiser.
Déjà ça commence mal… Pourquoi ce banlieusard de 52 ans s’obstine à toujours nous coller des prénoms à la Branda, Brian & co ? Ça fait exotique ? C’est plus vendeur ?
Bon, je passe et m’embourbe dans l’histoire…
C’est fin comme un parpaing !
Vous voyez le style vif et incisif d’un Emmanuel Carrère ? Et bien ça n’a rien à voir !
C’est lourd, gonflé de détails inutiles, redondant, mièvre, des phrases qui tirent à blanc… En « nettoyant » le livre des répétions et autres, on doit arriver à 160 pages d’histoire et encore je me trouve gentille ! Il est certain que c’est facile à lire, le vocabulaire employé est à la portée du premier labrador… De là à dire que c’est agréable…
Afin d’illustrer mon propos je vous livre quelques extraits.

La phrase qui ne veut rien dire :
« Nous n’avions peur de rien et encore moins de l’autre »

Le style mièvre :
« (…) elle les avait vus au cinéma s’embrasser si goulûment qu’on aurait cru qu’ils se léchaient le visage. Milly en avait déduit que Stephanie Hopkins, pour être capable d’ouvrir si grand la bouche, avait dû être une grenouille dans une vie antérieure »

La phrase longue truffée de détails et qu’on répète et qui ne sert à rien dans l’histoire :
« Mme Ginguelbar, épicière de son vivant, tuée bêtement par une pile de cageots de pastèques haute de deux fois sa taille, qui lui avait dégringolé sur le thorax. La pauvre Mme Ginguelbar n'était pas décédée sur le coup, son agonie avait dû être horriblement longue puisqu'elle était restée toute une nuit à suffoquer sous un amas de cucurbitacées qui avaient eu raison de son dernier souffle. »

Ça c’est pour le style !

L’histoire maintenant… C’est long, droit et aussi prévisible que la route 66 !
Marc passe un temps incroyable à nous décrire les difficultés de la pauvre Agatha après 30 ans de captivité. Qu’elle ne sache pas utiliser, je veux bien… Mais elle IGNORE ce qu’est un téléphone portable, internet, facebook ou un gps et aille jusqu’à demander un jerrican d’électricité à la station-service pour la voiture à plat… faut quand même pas déconner !
Marc, tu nous prends pour des lapereaux de six semaines ?
Tu sais, il y a la télé en prison ! Pis des journaux, pis des gens qui ne sont pas enfermés et qui ont leurs portables ! En plus, elle dit elle-même qu’elle passait ses soirées à lire dans la salle télé et qu’elle a vu Obama prêter serment ! Elle n’était donc pas coupée du monde la p’tite dame…
Ça tient pas la route ton truc Marc ! Ce n’est pas une trisomique mais une fugitive ! Elle était en prison, pas dans une grotte !

« Jusqu'où devons-nous aller dans notre quête insatiable du bonheur ? »
Ben on en sait rien, ce n’est pas du tout le sujet du bouquin !
La seule quête dont il est question ici c’est du moyen de retrouver sa liberté. Pourquoi maintenant et pas cinq ans plus tôt ? Là aussi mystère et incohérence !

« À chaque étape, une rencontre avec un personnage surgi du passé les rapprochera du secret d'Agatha. ».
Ben non plus ! Chaque étape est riche en descriptions qui n’apportent rien à l’histoire… Elle cherche un carnet qu’elle ne trouve pas. A chaque fois c’est présentation du personnage, de sa vie, pour apprendre qu’il n’a pas ce qu’elle cherche et on repart mais cela ne fait en rien avancer le truc !

« les deux femmes partagent ces rêves qu'il n'est jamais trop tard pour réaliser »
Rhoooo c’est boooooo, c’est romantiiiiique !!! Mais désolée, moi j’ai pas vu dans le bouquin !

Bon je vais arrêter là car rien qu’à l’évocation j’ai de nouveau des renvois !
Je vais être obligée de nettoyer ma liseuse avant de faire ma photo preuve de ma lecture !

Pour conclure, je ne conseille pas ce bouquin, ce voyage au bout de l’ennui. C’est lourd, c’est gros, c’est niais, c’est long, c’est creux… Comme en bagnole, je me suis surprise à somnoler en le lisant (véridique).

J’avoue ne pas comprendre pourquoi je n’accroche pas avec Marc puisqu’il écrit pour MOI, la ménagère de 40 ans en mal d’émotions…
D’ailleurs je veux bien ton avis de mâle testostéroné à bloc cher ami lecteur du sexe opposé, savoir si tu as lu les évangiles de Marc et ce que tu en as pensé.

Je voulais me faire un Musso pour enfin voir ce que cela donne mais je crois que je vais attendre un peu !

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22 avril 2014

Puzzle - Franck Thilliez

 

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Quatrième de couverture

 

Ilan et Chloé, deux jeunes gens spécialistes des chasses au trésor ont rêvé des années durant de participer à la partie ultime, d’un jeu mystérieux dont on ne connaît pas les règles, dont on ne connaît pas l’entrée, et dont on ne sait même pas s’il existe. Mais dont on connaît le nom : Paranoïa. Lorsqu’un an après leur rupture Chloé réapparaît dans la vie d’Illan en lui annonçant qu’elle sait comment jouer, ce dernier a totalement rompu avec l’univers des jeux, et vit isolé dans la maison de ses parents disparus en mer. Officiellement morts, mais Ilan est persuadé qu’ils ont été enlevés à cause de leurs recherches scientifiques. Après avoir refusé l’aventure, Illan cède alors que Chloé lui fait part de la rumeur : le gagnant remporterait 300 000 euros. Après un premier jeu de pistes dans Paris, les deux amis sont enfin sélectionnés. C’est alors qu’ils découvrent la règle numéro 1 : « Quoiqu’il arrive, rien de ce que vous allez vivre n’est la réalité. Il s’agit d’un jeu. », rapidement suivie, à leur arrivée sur les lieux du jeu - un gigantesque bâtiment isolé en pleine montagne appelé Complexe psychiatrique de Swanessong – de la règle numéro 2 : « L’un d’entre vous va mourir. » Quand les joueurs découvrent le premier cadavre, quand Illan retrouve dans le jeu des informations liées à la disparition de ses parents, la distinction entre le jeu et la réalité est de plus en plus difficile à faire… Et Paranoia peut alors réellement commencer…

 

Mon avis @@@

 

Super, un nouveau Thilliez ! Ben voui, j’suis fan…

 

Mais là, je dois bien avouer que j’ai été déçue… Et je suis déçue d’être déçue !

 

Pourquoi donc ?

Parce que cette fois si, les ficèles étaient trop grosses, le loup pas assez discret. Je l’ai vu venir à des kilomètres.

Dès le début, entre les cauchemars d’Ilan et la présentation de ce jeune psychopathe, on se doute d’un truc… Et puis au fil des pages, le doute se confirme.

 

Pourtant, l’histoire en elle-même est bien. Cette chasse au trésor ultra glauque plantée dans un décor à faire frémir Stephen King est rondement bien menée. Les personnages sont attachants, tous avec leur part d’ombre et de sympathie. On ne sait vraiment pas qui est qui. Bon, méchant, acteur, difficile de faire la part des choses et ce qu’on aime chez Thilliez.

Ce livre aurait été génial s’il s’était arrêté là… Mais non !

La mieux est l’ennemi du bien et à vouloir trop en faire, parfois on en dit trop ! Et c’est ce qui se passe ici.

J’ai obtenu trop vite les clés de ce vieil hôpital psychiatrique et du coup tout me semblait évident, plus de réelle surprise, le bide quoi !

 

Cela reste très bien écrit, haletant (si on n’a pas capté dès le début) mais nous sommes loin d’autres romans du même auteur.

 

Je me vois mal donner des leçons, surtout à quelqu’un que j’apprécie tant mais je pense qu’il aurait mieux valu scinder l’histoire en deux romans, que les signaux soient moins évidents.

 

En gros, j’aurai aimé que les confidences du jeune malade avec sa psychiatre soient plus poussées. Où alors qu’elles interviennent à un autre moment, dans un autre volume.

La chasse au trésor d’Ilan dans une première partie, les confessions de Lucas dans une autre par exemple. Là, le fait que les deux histoires soient imbriquées, j’ai eu l’impression de faire un jeu vidéo avec l’écran de soluce sous le nez et ce n’est pas très palpitant !

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17 août 2012

Level 26 Tome 2 Dark Prophecy - Anthony E. Zuiker

 

Couverture Level 26, tome 2 : Dark Prophecy

Quatrième de couverture

Steve Dark devrait être au fond du gouffre : la femme qu’il aimait est morte par sa faute, massacrée par le même psychopathe qui a tué ses parents adoptifs.

Mais Dark n’est pas un homme ordinaire. C’est un chasseur, capable de se glisser dans la peau des tueurs les plus aguerris et d’infiltrer leurs pensées meurtrières pour mieux les traquer. Loin de baisser les bras, il se sent désormais investi d’une mission qui n’est pas limitée par les règles de la police et qu’il ne soumet à aucune autorité, qu’elle soit gouvernementale ou morale. Une mission qui, il l’espère, lui permettra enfin de restaurer la justice.

 

Ma note @@@

 

Mon avis
Steve Dark 2, le retour de la vengeance! Après avoir lu le premier volet, qui m'avait tenu en haleine, j'ai attendu ce deuxième tome comme une gamine qui attend le père Noël. Naïvement, je croyais que j'allais retrouver la même ambiance en pire, vu le drame sur lequel on reste... Ben non! Très déçue la gamine... L'impression d'avoir choppé tonton pété déguisé en rouge et blanc le soir du 24 décembre au lieu de croiser Papa Nowel.

J'ai lu ce livre il n'y a que quelques mois et il a fallu que j'aille le refeuilleter pour en faire le chronique, c'est dire si j'ai été marquée! J'ai passé un bon moment mais une fois la dernière page tournée, paf! Amnésie.

Dark n'a pas changé et ne fait toujours qu'un avec le tueur. Le fil conducteur c'est la symbolique des cartes du tarot, qui promet une mise en scène différente à chaque scène de crime. Dark commence à devenir Grey ou Dark clair... Toujours le même système de bouquin interactif, poser le bouquin, aller sur le net, entrer son code, visionner un truc sans intérêt, reprendre le bouquin... D'une évidente praticité pour bouquiner au parc ou à la plage! Comme dans le premier, je trouve les renvois vers le site inutiles.

En bref, j'avoue avoir passé un bon moment mais ce second opus est loin d'être à la hauteur du premier. Dommage.

17/08/2012

cri

 

 

 

 

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16 août 2012

Peter Pan - James Matthew Barrie

9782290333266

Quatrième de couverture

Pour nombre d’entre nous, Peter Pan est avant tout un dessin animé. Ou un conte dont l’origine reste assez mystérieuse. Mais replongeons-nous à la source de cette histoire quasi légendaire. À la base, Peter Pan est une pièce de théâtre, écrite au début du siècle et jouée pour la première fois en 1904. L’auteur en fera une adaptation en prose, dont nous avons ici la traduction. Il n’est donc jamais trop tard pour découvrir le véritable Peter Pan, l’enfant qui ne veut pas grandir, qui oublie régulièrement, reconstruisant indéfiniment un monde qu’il peut redécouvrir, innocent à jamais, emmenant des générations de filles et de garçons dans le pays de l’Imaginaire pour qu’ils en soient, le temps de l’enfance, les acteurs. Un monde qui ne vit que par lui, une histoire sans fin qui n’est que la sienne. Alors joignez-vous au vol de Peter Pan et de Wendy vers le pays des enfants perdus, des Indiens, des pirates et du redoutable capitaine Crochet.

 

Ma note @@@@@

 

Mon avis

 

PETER PAN.

Oui, tout le monde connaît Peter Pan.

On connaît moins, par contre, le livre qui fut à l'origine de ce fantastique succès.
Quant à l'auteur…Je vais donc essayer de vous faire découvrir un peu mieux tout cela mais surtout me lancer sur de nouvelles pistes moins explorées pour cette œuvre.

Tout à commencé avec ma fille, Lison. Elle avait déjà une belle vidéothèque.
Ne sachant plus quoi lui offrir pour passer ses longues journées à l'hôpital, nous lui offrons de nouveaux films.Peter Pan fait partie du lot.
C'est immédiatement le coup de foudre entre le petit satyre vert et la petite fille.

Je remarque une chose à laquelle je n'avais jamais fait attention.
Au début du générique, un texte indique que James Matthew Barrie a laissé l'intégralité de ses droits d'auteur à un hôpital pour enfants malades de Londres, Le Great Osmond Street Hospital, le fameux GOSH.

Étant donné le contexte, l'avertissement m'arrache quelques larmes mais je plonge avec ma fille dans ce conte merveilleux sans chercher plus loin une explication. Lison adorait Peter Pan.
Avec l'évolution de sa maladie elle va faire une véritable fixation dessus.
Plus son état s'aggrave plus elle parle de son compagnon vert.
Les médecins s'inquiètent.
Ils parlent de divagations dues à la morphine, de délire.
Ils convoquent psychiatres et psychologues alors que Tic-Tac le crocodile est planqué sous son lit prêt à la mordre à la première occasion.

Le verdict tombe.
Tout va très bien.
Cette enfant a une imagination débordante mais elle fait très bien la part des choses entre rêve et réalité.

Tout va très bien.Pourtant…On ne le sait pas encore mais c'est à ce moment là que la tumeur est repartie.
C'est à ce moment là qu'elle s'est perdue dans la maladie.Mon enfant vit donc entourée par Peter, Clochette et Tic-Tac.

Les autres font parfois des apparitions mais restent secondaires

Elle explique aux infirmières que Peter vient la nuit mais qu'il ne faut pas avoir peur.
Elle partira avec l'image du garçonnet dansant sur l'écran de télé placé dans sa chambre…

Un peu de temps a passé et je suis tombée sur un livre de Philippe Forest, L'Enfant Éternel.

Pauline, une petite fille de l'âge de Lison, est elle aussi atteinte d'un cancer.
Elle aussi est fan de Peter Pan. Elle aussi va mourir.

Je décide de lire le livre de J.M. Barrie:
Peter Pan ou l'enfant qui ne voulait pas grandir.

C'est un énorme choc.

Le livre commence ainsi:
"Tous les enfants grandissent sauf un…
(…)Dès qu'on a deux ans, on y échappe pas, on sait.
Deux est le commencement de la fin."

Plus loin:
"Mme Darling se souvint d'un Peter qui vivait -disait-on- chez les fées. On racontait d'étranges histoires à son propos. Ainsi on prétendait que, lorsque les enfants meurent, il les accompagne un bout d chemin pour qu'ils n'aient pas peur".

Les enfants perdus, eux, sont:
"Des enfants qui sont tombés du landau pendant que leur bonne regardait de l'autre côté.(…)Dès qu'ils semblent avoir grandi, Peter les supprime".

Peter n'a pas besoin de manger. Il ne grandit jamais.
Le Pays Imaginaire en français est en fait Neverland ce qui signifie plus le pays de jamais, de nulle part.
Une sorte de grand néant situé "après la deuxième étoile à droite puis droit devant jusqu'au matin!"

Ce garçonnet ne veut-il pas grandir? Peut-être ne peut-il pas grandir!
Seul lui est imperméable au temps et aux évènements.
Seul lui traverse tout!
Est-il plus proche du monde des vivants ou de celui des morts?

Le fameux Tic-Tac lancé à la poursuite du Capitaine Crochet n'est-il pas la matérialisation "du temps qui finit toujours par nous rattraper?"

Il y a aussi la chienne nounou, Nana. Bien étrange animal. On appelait ces chiens les « nurse dog ».
Depuis le moyen-âge on a utilisé le flair des chiens pour lutter contre la mort subite du nourrisson la nuit et prévenir les parents en cas de problème.

 

J'ai donc été jeter mon œil du côté de la vie de Barrie…

Il naît en 1860.
Son frère meurt quand il est très jeune.
Sa mère reste inconsolable.
Pour tenter de la séduire il porte les vêtements de son frère et vit au travers de lui.
Il fait un mariage malheureux et sans enfant.
Il tombe véritablement amoureux d'une famille, les Llewelyn Davies.
Un jeune couple avec cinq enfants.
Il adore les enfants et leur invente de nombreuses histoires.
En 1904 il écrit la pièce The White Bird qui servira de trame au roman de Peter Pan.
En 1907 le père des enfants meurt d'un cancer.
C'est ensuite au tour de la mère en 1910, un an avant la sortie du fameux roman, toujours de la même maladie.
C'est Barrie qui va s'occuper des enfants et devenir leur tuteur.
Ils mourront tous les uns après les autres…


Je me suis ensuite penchée sur le dieu Pan qui a donné son nom au personnage.
De Pan vient le mot Panique!
Pan, dieu de tout, de l'ensemble des choses connues et inconnues, s'amusait à venir visiter les hommes en pleines nuit…la connaissance dans sa totalité, la globalité du monde dans sa compréhension les faisaient donc paniquer puis mourir de frayeur!

J'ai été voir un autre paon. Ma fille était fascinée par cet animal. Le paon, donc, est le symbole de l'immortalité, du cycle de la vie. La viande de paon passait pour être imputrescible!

Cet exposé pose certainement plus de questions qu'il n'offre de réponses.
Peter Pan reste pour moi un mystère…
Pourquoi les enfants malades (ma fille n'est pas un cas isolé!) s'accrochent tant à cette histoire?
Que perçoivent-ils de l'autre côté du miroir?
Ma fille, comme la plupart des enfants, ne connaissait que le film d'animation Disney…
D'où vient donc cet instinct?

Je n'ai pas les réponses mais continue de les chercher.

Si j'ai un conseil à vous donner, c'est de lire ce livre qui, comme tant de contes de fées, cache derrière un vernis coloré le plus sombre de l'âme humaine, les pires de nos angoisses (inceste, infanticide, etc). Les enfants ne "comprennent" pas ses histoires mais ils les "ressentent" et c'est pourquoi ils en ont peur.

Essayez le (re)lire Peter Pan (le texte d'origine) en grattant la peinture avec des yeux d'adulte.

 

 

                                                                                                                                                               

 

 

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Level 26 - Anthony E. Zuiker

 

Couverture Level 26, tome 1

Quatrième de couverture

Les policiers du monde entier répartissent les criminels sur une échelle de 1 à 25, selon leur dangerosité. Un tueur échappe à cette classification. Cruel à l'extrême, insaisissable, sévissant sur tous les continents, il ne connaît aucune limite ni aucun mode opératoire de prédilection : c'est le niveau 26. Un seul homme peut l'arrêter. Il s'appelle Steve Dark, et depuis que ce monstre a massacré sa famille, il s'est juré de cesser de traquer les psychopathes. Mais bientôt, il n'aura plus le choix.

 


Ma note @@@@

 

Mon avis


Y a pas à dire, on est dans du polar très bien ficelé. L'auteur est aussi celui de la série des Experts et, comme dans le feuilleton, nous avons affaire à des crimes particulièrement odieux et à un tueur particulièrement psychopathe!

Rien de très origial dans le scénarion. Un flic hors marges, profiler, qui entre dans la peau des tueurs, s'imprègne du mal pour pour résoudre ses enquêtes.

Un méchant vraiment très méchant, Sqweegel, insaisissable, commettant chaque fois le crime parfait, ne laissant jamais de traces. Une sorte de super-héro du mal, tellement fort qu'il arrive à passer devant des caméras de surveillance sans qu'on le remarque.

Steeve Dark, le super anti-flic, déteste particulièrement notre super-psychopathe car ce  dernier a eu la mauvaise idée de massacrer toute sa famille. Vu le contexte, il y a comme un arrière goût de règlement de compte dans la traque sans pitié qui va se livrer.

 

Au final j'ai passé un très bon moment, les doigts de pieds en éventail et anisette à la main au bord de la piscine. L'intrigue est vraiment prenante même si les ficèles sont parfois un peu grosses. Grande première (enfin, je crois), le livre est interactif. A la fin des séquences, nous avons un mot de passe pour le site internet dédié qui permet de visionner des vidéos complémentaires au livre. J'ai testé,  en ce qui me concerne, c'est sans aucun intérêt.

Comme j'ai franchement bien aimé (lu dans la journée) et qu'à la fin il y a la couverture de la suite, j'ai décidé de continuer à lire les aventures de Steeve Dark.

Bref, Level 26 est un livre agréable à lire pour passer un bon moment sans risquer d'avoir une migraine, le neurone étant peu sollicité, mais ne fait pas partie des indispensables sur une île déserte.

 

16/08/2012

 

cri

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15 août 2012

Le viol de Nankin - Iris Chang

 

Couverture Le viol de Nankin

Quatrième de couverture

L’un des plus grands massacres du XXe siècle s’est déroulé en Chine à la fin de 1937. Le 13 décembre, quelques mois après le début du conflit qu’ils imposent aux Chinois, les Japonais s’emparent de Nankin, alors capitale de la Chine. Durant des semaines, ils vont se livrer à une orgie de violence : tortures, viols, meurtres en masse.
Dans cet ouvrage pionnier, Iris Chang raconte avec force et précision ce qui s’est passé selon le triple point de vue des bourreaux, des victimes et des Occidentaux. Elle décrit aussi comment une poignée d’Américains et d’Européens, dont un homme d’affaires nazi, John Rabe, qu’elle surnomme l’« Oskar Schindler de la Chine », ont aménagé une zone de sécurité qui leur a permis de sauver des dizaines de milliers de vies.
Enfin, elle analyse le lourd traumatisme qui a suivi ce drame jusqu’à nos jours, montrant combien la mémoire chinoise s’est cristallisée sur ce qu’il faut appeler le viol d’une nation.
Iris Chang avait 29 ans lorsqu’elle publia ce livre incendiaire qui devint aussitôt un best-seller aux États-Unis et fut traduit en de nombreuses langues. Quelques années plus tard, le 9 novembre 2004, à 36 ans, elle mettait fin à ses jours sur une route désertique de Californie.

 


Ma note @@@@@

 

Mon avis

J'ai noté ce livre mais à contre-coeur... Comment noter l'innomable?

C'est en lisant Tokyo de Mo Hayder que je me suis penchée sur cette période de l'histoire qui m'était parfaitement inconnue. Je connais vaguement l'histoire de l'invasion nippone de la Mandchourie car on en parle dans Le Dernier Empereur, je sais que la Corée n'est pas très copine avec le Japon mais mes connaissance s'arrêtent là. J'ai pourtant été à  l'école, au lycée puis à l'université. J'ai lu un nombre incalculable de livres et pense avoir (en toute modestie) une solide culture générale...

J'ai alors commencé une sorte de parcours du combattant, chercher des informations sur ce fameux "massacre" dont on parle dans le roman que je suis en train de lire. Et force est de constater qu'il y a très peu d'articles sur le sujet. En tapant "massacre Nankin" sur mon moteur de recherche, je tombe sur quelques articles et peu d'images (mais atroces).

Nankin est, en 1937, la capitale de la Chine. A la fois bordée par le fleuve et ceinte d'épaisses murailles, le vile à la réputation d'être imprenable. Elle sera un terrible cul de sac. J'ai souligné des passages que je pensais partager mais ne vous en livrerai que deux :

"L'histoire nous enseigne qu'aucune race ni culture n'a le monopole des atrocités commises en temps de guerre." et un extrait d'une lettre ecrite le 30 décembre 1937 du seul chirurgien de la ville à sa femme repartie au Etats Unis : "Notre seule consolation, c'est que ça ne peut pas être pire. Ils ne peuvent pas tuer d'avantage de personnes car il n'y a plus personne à tuer".

A Nankin même, on estime entre 260 000 et 400 000 le nombre de morts et entre 20 000 et 80 000 le nombre de viols (souvent collectifs). Tout doit disparaître, hommes, femmes, enfants, vieillards, maisons...

Et Nankin n'est qu'un "épisode" de la guerre Sino-Japonaise (même si c'est l'un des plus monstreux). Entre 1937 et 1945, pas moins de 30 000 000 de personnes vont perdre la vie dont 26 000 000 de Chinois. Il existe des journaux, relatant les atrocités jour après jour, des films, des photographies et même des survivants de cette période.

Alors pourquoi n'y a-t-il rien dans nos livres d'histoire?

Pourquoi, quand nous visionnons plusieurs fois par an des reportages sur les atrocités Nazies n'avons nous jamais de sujet sur cette guerre monstrueuse et ce génocide (pour 26 millions de personnes, je pense que l'on peut employer le terme)? A l'heure d'internet et de l'innondation par l'image rien, niet, nada!

En lisant ce livre,  j'ai pleuré. Pleuré à cause de l'horreur et de l'inimaginable bestialité. Pleuré à cause du choc et de l'ampleur de ce désastre.

Enfin, j'ai pleuré de honte. Honte de ne pas savoir, honte de vivre dans une société capable de mettre un trait sur 30 millions de personnes pour des raisons géopolitiques. Honte de ne pas avoir cherché à savoir avant... Honte de ce que l'homme est capable de faire... A lire pour savoir et à transmettre...

Je vous laisse un lien wikipédia assez édifiant.

Crimes de guerre du Japon

Ainsi qu'une vidéo en français

Et une autre en anglais

 15/08/2012

cri

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14 août 2012

Lune à vendre - David Forrest

 

Lune à vendre

Quatrième de couverture

Stephen ne remarqua l’homme vêtu d’un costume sobre parfaitement tailléqu’au moment où il s’avança à pas mesurés au centre de la salle du conseil de l'ONU, une petite mallette en métal dans la main droite, un sourire détendu sur ses lèvres fines.
Lorsque le silence se fit et que l’homme sentit que tous les regards étaient enfin tournés vers lui, il s’anima. Son sourire s’agrandit alors chaleureusement.

— Mesdames et messieurs, bonjour. Permettez-moi de me présenter : John Smith. Bien sûr, ce n’est pas mon vrai nom, vous ne pourriez prononcer ce dernier, aussi ai-je choisi ce patronyme qui je crois, est assez courant sur votre planète.Je suis devant vous, représentants des nations de la Terre, pour vous proposer une opportunité commerciale qui ne pourra, j'en suis certain, que vous intéresser au plus haut point.

 

Ma note @@@@@

 

Mon avis


Lune à vendre est une courte nouvelle, environ une cinquantaine de pages, franchement jubilatoire.

C'est plein d'humour sans pour autant être dénué de fond. Je la classerai même dans la catégorie conte philosophique. John Smith est venu pour acheter la lune, riche en matières premières indispensables pour son espèce. En échange il propose à l'humanité des cadeaux technologiques d'une valeur inestimable pour nous, pauvres terriens attardés. Un peu comme une fable de La Fontaine ou comme dans l'Arroseur arrosé, la chute n'est pas celle que l'on attendait!

Exclusivement (en tous cas pour le moment) en édition numérique et à moins de 1€, le rapport qualité-prix-plaisir est imbattable! Quant à ceux qui n'ont pas de liseuse, Tous les smatphones proposent des applications de lecture gratuites et c'est la même chose pour les ordinateurs domestiques!

 

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Sérum saison 1 tome 1 - Henri Loevenbruck & Fabrice Mazza

 

Couverture Sérum, saison 1, tome 1

Quatrième de couverture

1773 : MESMER INVENTE L’HYPNOSE
1886 : FREUD INVENTE LA PSYCHANALYSE
2012 : DRAKEN INVENTE LE SÉRUM

Une injection.
Sept minutes pour accéder au subconscient d’Emily Scott.
Un carnet pour décrypter ses visions fantasmagoriques.
Quelques jours pour empêcher le pire.

Mais quand les morts suspectes se multiplient, le NYPD se pose une question : Arthur Draken est-il un psychiatre de génie ou un dangereux criminel ?

 

Ma note @@@@@

 

Mon avis

Ce genre de livre devrait être interdit!

Le principe est très simple et reprend le bon vieux système des romans feuilletons que l'on trouvait dans les journaux d'antan. Chaque mois un nouvel épisode. Celui-ci est le premier et sert donc à ancrer les personnages et l'intrigue. En terminant ma lecture j'avais en tête les paroles des Aventures de Gérard Lambert de Renaud :

"Ça y est, j'ai planté le décor,
Créé l'climat de ma chanson,
Ça sent la peur, ça pue la mort,
J'aime bien c't'ambiance pas vous ? Ah bon !"

Au cinéma on appelle ça un teaser. Cette fameuse bande annonce qui sert à nous titiller pour nous donner envie de voir le reste.

Dans ce premier tome nous faisons connaissance des principaux protagonistes (mais peu-être y en aura-t-il d'autres par la suite?).

Commençons par Lola Gallagher, inspectrice de choc qui se fie plus à ses intuitions qu'au règlement et ses acolytes, Velasquez , un petit bleu, et Detroit, un as de l'informatique. Lola a un frère, Chris et un fils de 11 ans, Adam, qu'elle élève seule. Le meilleur ami de Lola est un psychiatre de renom, Arthur Draken.

Nous mettons également un pied dans l'intrigue. Une jeune femme terrorisée et poursuivie se fait tirer une balle en pleine tête. A son réveil elle est amnésique. Lola et ses amis vont mener l'enquête et essayer de lui faire recouvrer la mémoire. Et c'est à ce moment là que... La suite au prochain numéro!

C'est très bien écrit, le style est vif et sans temps mort. Chaque détail est une pièce du puzzle qui servira plus tard. Ce livre ne fait que 192 pages et du coup je l'ai boulotté dans l'après-midi. C'est addictif et je n'ai qu'une envie, lire la suite! Mais en bonne fifille raisonnable je vais espacer chaque lecture d'au moins un ou deux livres pour éviter de me retrouver en manque avant le mois de septembre!

Autre chose non négligeable, pour une fois l'édition éléctronique est moins chère que la version papier.

14/08/2012

 

cri

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12 août 2012

Tokyo année zéro - David Peace

Couverture Trilogie Tokyo, tome 1 : Tokyo Année Zéro

Quatrième de couverture

Août 1945. Dans Tokyo en ruines, le corps d’une femme, probablement assassinée, est découvert. Personne ne veut prendre en charge cet énième cadavre car la ville est déjà un charnier. L’inspecteur Minami s’acquitte de la macabre mission, mais l’année suivante, il fait deux découvertes similaires. C’est le début d’une enquête qui, pour cet homme brisé par son passé de soldat et rongé par la culpabilité, prend aussi la forme d’une auto-investigation, d’une recherche de sa propre identité perdue dans le désastre de la guerre.
Inspiré par un fait divers réel, l’exécution en 1949 d’un certain Kodaira Yoshio pour le viol et le meurtre de plusieurs femmes, David Peace a choisi de « dépeindre une époque à travers les crimes qu’elle engendre ». L’année zéro, c’est celle de la chute du Japon et de l’Apocalypse nucléaire, mais aussi le point de départ à partir duquel il faudra tout reconstruire. Thriller hypnotique et visionnaire, tragédie à la Kurosawa, Tokyo année zéro est le premier volume d’une trilogie consacrée au Tokyo de l’après-guerre.

 

Ma note @@@@@

 

Mon avis


Difficile de parler de ce livre tant il m'a remuée...

L'histoire commence en 1945, jour de la capitulation du Japon et est basé sur un fait divers réel.

Une jeune femme est découverte et semble avoir été violée et étranglée. L'inspecteur Minami est alors chargé de l'enquête.Un an plus tard, on découvre d'autres corps et c'est tout naturellemment Minami qui reprend l'enquête. L'investigation va durer 14 jours. Le livre comporte 14 chapitres.

Nous sommes dans le Tokyo d'après guerre. Les murs animés d'écrans de Shibuya ne sont pas encore sortis de terre."Mais les rivières et les rues de Tokyo empestent toujours la pisse et la merde, le choléra et le typhus, la maladie et la mort, la mort et le chagrin.""Tout le monde parle des cendres de millions de Victimes de guerre qui n'ont pas été réclamées,"

Jusque là nous sommes dans du polar tout ce qu'il y a de plus classique. Il y a pourtant deux choses qui ne sont pas classiques dans ce livre. La première c'est le style. En lisant j'ai pensé à Céline dans "Féerie pour une autre fois" et à Faulkner dans "Le bruit et la fureur", le passage sans ponctuation qui exprime les pensées de l'idiot.

Ici, les phrases sont minimalistes. Sujet, verbe, complément. On est très proche de la langue japonaise, c'est brut, sans fioritures. C'est froid et tranchant comme une lame de rasoir. C'est l'inspecteur Minami qui parle... Et se parle! Tout le récit est entrecoupé des sentiments, des impressions de Minami et d'onomatopée japonaises. L'inspecteur est extrêmement perturbé mais ce n'est qu'à la fin que l'on saura pourquoi...( J'ai échafaudé plein de scénarios, aucun n'était le bon!). Le récit est écrit en lettres droites, les pensées de Minami sont en italiques.

Et puis parfois, on passe de nos phrases taillées à la serpe pour des monologues divagatoires d'où on ne démêle plus le récit du dialogue intérieur, l'italique est de plus en plus présent. Les angoisses du protagoniste aussi.

"Je ne veux pas me souvenir. Mais, dans la pénombre… Dans la pénombre, je ne peux pas oublier."

Son discours est obsessionnel et répétitif "Tous les jours, tous les jours, tous les jours… Nous tournons les pages de nos journaux et pensons à la nourriture… Tous les jours, tous les jours, tous les jours… Et nous attendons, attendons encore… Tous les jours, tous les jours… " Et cette schizophrénie, petit à petit nous gagne. Nous aussi finissons pas nous gratter, par entendre le bruit des marteaux. On se sent moite avec lui dans cette ville privée de tout sauf de vermine. "Il y avait autrefois, ici, des gares de triage. Des entreprises familiales. Des boutiques de bicyclettes. Des maisons. Désormais, il n'y a plus que des ruines calcinées ".

Devant tant d'horreur Minami nous livre "J'ai honte d'être policier, honte d'être japonais… "

 

J'ai adoré ce livre que j'ai pourtant failli lâcher dans les cinquante premières pages. Lire en fermant les yeux n'est pas facile mais ce serait l'idéal. Il faut se laisser happer par ce tourbillon, écouter sa  musique, ne faire qu'un avec Minami. Il y a des livres dont on oublie presque tout après les avoir refermés. Tokyo année zéro est de ces livres que l'on n'oublie jamais.

12/08/2012

cri

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11 août 2012

Léviatemps - Maxime Chattam

 

 

Couverture Le Diptyque du temps, tome 1 : Léviatemps

Quatrième de couverture

Paris, 1900.
Prisonnier de son succès, un écrivain décide de tout quitter pour entrer au plus profond de ses cauchemars, de ses abysses, explorer ce qu’il y a de pire en lui. Dans ce terreau de peurs se cache la matrice des monstres enfouis en chacun de nous. Un Léviathan d’ombres, un golem de violence.
Guy de Timée voulait déterrer la fange, il va rencontrer le Mal.

Des cercles ésotériques de la capitale aux démesures de l’Exposition universelle, le début du XXe siècle inspire à Maxime Chattam un thriller halluciné où les progrès de la science nourrissent la folie des âmes perdues en quête d’éternité.

 

Ma note @@

 

Mon avis


Ce livre est le premier tome du "Diptyque du temps", le second étant "Le requiem des abysses" (qui est dans ma PAL et risque d'y rester  un moment).

Il m'est très difficile de parler de ce livre sans être franchement désagréable. Je vais donc commencer par le positif. Chattam a pour habitude d'écrire des livres très documentés et on se plait à déambuler dans le Paris de 1900. L'exposition universelle est un véritable régal et regrette juste qu'il ne parle pas de cette révolution qu'est le métro, s'attachant au trottoir roulant disparu.

L'autre particularité de Chattam est de donner vie à ses personnages, leur donner une épaisseur qui oblige à les suivre, à craindre pour leur vie... Ici, aussi vite le roman fermé, aussi vite les personnages oubliés!

Qualifié tour à tour de polar steampunk (si l'histoire se passe dans le passé, elle n'a rien d'une uchronie) ou de thriller (c'est pas sensé faire peur, un thriller?), je ne trouve aucune case à ce bouquin à part livre de plage ou livre de gare.

Près de 500 pages molles, peu d'action, une fin digne d'un super nanard, des personnages creux... Peut-être que l'auteur était grippé lors de sa dernière création? A moins que son éditeur n'ai commandé un pavé pour meubler les rayons des libraires avant les fêtes...

En bref, je n'ai pas aimé et je me trouve gentille en lui mettant 2!

11/08/2012

 

cri

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