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Quatrième de couverture

 

Ilan et Chloé, deux jeunes gens spécialistes des chasses au trésor ont rêvé des années durant de participer à la partie ultime, d’un jeu mystérieux dont on ne connaît pas les règles, dont on ne connaît pas l’entrée, et dont on ne sait même pas s’il existe. Mais dont on connaît le nom : Paranoïa. Lorsqu’un an après leur rupture Chloé réapparaît dans la vie d’Illan en lui annonçant qu’elle sait comment jouer, ce dernier a totalement rompu avec l’univers des jeux, et vit isolé dans la maison de ses parents disparus en mer. Officiellement morts, mais Ilan est persuadé qu’ils ont été enlevés à cause de leurs recherches scientifiques. Après avoir refusé l’aventure, Illan cède alors que Chloé lui fait part de la rumeur : le gagnant remporterait 300 000 euros. Après un premier jeu de pistes dans Paris, les deux amis sont enfin sélectionnés. C’est alors qu’ils découvrent la règle numéro 1 : « Quoiqu’il arrive, rien de ce que vous allez vivre n’est la réalité. Il s’agit d’un jeu. », rapidement suivie, à leur arrivée sur les lieux du jeu - un gigantesque bâtiment isolé en pleine montagne appelé Complexe psychiatrique de Swanessong – de la règle numéro 2 : « L’un d’entre vous va mourir. » Quand les joueurs découvrent le premier cadavre, quand Illan retrouve dans le jeu des informations liées à la disparition de ses parents, la distinction entre le jeu et la réalité est de plus en plus difficile à faire… Et Paranoia peut alors réellement commencer…

 

Mon avis @@@

 

Super, un nouveau Thilliez ! Ben voui, j’suis fan…

 

Mais là, je dois bien avouer que j’ai été déçue… Et je suis déçue d’être déçue !

 

Pourquoi donc ?

Parce que cette fois si, les ficèles étaient trop grosses, le loup pas assez discret. Je l’ai vu venir à des kilomètres.

Dès le début, entre les cauchemars d’Ilan et la présentation de ce jeune psychopathe, on se doute d’un truc… Et puis au fil des pages, le doute se confirme.

 

Pourtant, l’histoire en elle-même est bien. Cette chasse au trésor ultra glauque plantée dans un décor à faire frémir Stephen King est rondement bien menée. Les personnages sont attachants, tous avec leur part d’ombre et de sympathie. On ne sait vraiment pas qui est qui. Bon, méchant, acteur, difficile de faire la part des choses et ce qu’on aime chez Thilliez.

Ce livre aurait été génial s’il s’était arrêté là… Mais non !

La mieux est l’ennemi du bien et à vouloir trop en faire, parfois on en dit trop ! Et c’est ce qui se passe ici.

J’ai obtenu trop vite les clés de ce vieil hôpital psychiatrique et du coup tout me semblait évident, plus de réelle surprise, le bide quoi !

 

Cela reste très bien écrit, haletant (si on n’a pas capté dès le début) mais nous sommes loin d’autres romans du même auteur.

 

Je me vois mal donner des leçons, surtout à quelqu’un que j’apprécie tant mais je pense qu’il aurait mieux valu scinder l’histoire en deux romans, que les signaux soient moins évidents.

 

En gros, j’aurai aimé que les confidences du jeune malade avec sa psychiatre soient plus poussées. Où alors qu’elles interviennent à un autre moment, dans un autre volume.

La chasse au trésor d’Ilan dans une première partie, les confessions de Lucas dans une autre par exemple. Là, le fait que les deux histoires soient imbriquées, j’ai eu l’impression de faire un jeu vidéo avec l’écran de soluce sous le nez et ce n’est pas très palpitant !