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Me voilà donc avec un truc totalement improbable, un avis sur un bouquin de Marc Lévy ! Parce que, pour tout vous dire, je suis gravement allergique à ce monsieur !

 

Pour commencer, je vais l’appeler Marc tout court. Cela fera un mot de moins à chaque fois mais augmentera son capital sympathie !
Marc est donc un mammifère mâle bipède hominidé français né en 1961. Jusqu’en 2000 il a une carrière plutôt technique tournée vers l’informatique puis l’architecture.
En 2000 il publie son premier roman « Et si c’était vrai » qui connait un succès phénoménal. Dès sa sortie, Spielberg en rachète les droits pour 2 millions de francs (si ma mémoire est bonne), ce qui en fait un véritable buzz médiatique. Il est traduit dans plein de langues et vendu dans toutes les gares !
A partir de cette date et de son succès, il ne va se consacrer qu’à son nouveau métier et nous pondre des histoires au rythme d’une par an à ce jour.

Dans mon ancien job, il était de mise de se faire un petit cadeau pour les anniversaires. Etant une grosse lectrice, elles m’ont naturellement offert LE livre dont tout le monde parle, le fameux « Et si c’était vrai » !
J’ai trouvé cela d’une niaiserie affligeante mais le côté un peu fantastique de l’histoire renouvelait un peu le genre qui se situe pour moi entre le roman sentimental type Arlequin et le suspense de gare de Mary Higgins Clark.

Quand son second livre est sorti, je l’ai lu sur place, à la Fnac, en diagonale en 30 minutes. J’avais l’impression de relire le même livre. La recette du premier ayant marché du feu de dieu il l’appliquait scrupuleusement au second.
Le corps humain est bien fait et mon cerveau s’est positionné en mode auto-défense. J’ai depuis un réflexe pavlovien… dès que j’approche un de ses bouquins la nausée monte… Si j’en ouvre un, je vomis !

C’est donc armée d’une boîte de Mercalm et d’une bassine que j’ai attaqué ma lecture!

On the road !

La quatrième de couverture

Quand une vie ordinaire devient extraordinaire.
Philadelphie. Au premier jour du printemps 2010, Agatha sort de prison, mais pas par la grande porte. Après trente ans derrière les barreaux, il ne lui restait que quelques années à faire. Alors pourquoi cette évasion ?
Dans une station-service proche du campus, elle s'invite à bord de la voiture de Milly et l'entraîne dans sa cavale sans rien lui révéler de sa situation.
Dotée d'un irrésistible appétit de vivre, Agatha fait voler en éclats la routine confortable de Milly. Vingt ans les séparent, mais au fil du voyage les deux femmes partagent ces rêves qu'il n'est jamais trop tard pour réaliser et évoquent ces amours qui ne s'éteignent pas.
Cinq jours en voiture à travers les États-Unis... À chaque étape, une rencontre avec un personnage surgi du passé les rapprochera du secret d'Agatha.
Jusqu'où devons-nous aller dans notre quête insatiable du bonheur ? À quoi ne faut-il jamais renoncer ? Dans ce roman, Marc Levy réaffirme notre besoin inconditionnel de liberté et nous fait aussi découvrir un pan méconnu de l'histoire américaine.

418 pages (286 sur le Kindle)

Mon avis à moi que c’est le mien et que je ne vous oblige pas à partager mais que je vous le donne quand même.

Rien qu’à la lecture du pitch j’ai ma première nausée…
Il a vu Thelma et Louise, non ?
Ben oui, il l’a vu, il ose même y faire allusion !
Le livre commence par une présentation séparée des 3 personnages principaux, à savoir Agatha, Milly et Tom, dont les chemins vont se croiser.
Déjà ça commence mal… Pourquoi ce banlieusard de 52 ans s’obstine à toujours nous coller des prénoms à la Branda, Brian & co ? Ça fait exotique ? C’est plus vendeur ?
Bon, je passe et m’embourbe dans l’histoire…
C’est fin comme un parpaing !
Vous voyez le style vif et incisif d’un Emmanuel Carrère ? Et bien ça n’a rien à voir !
C’est lourd, gonflé de détails inutiles, redondant, mièvre, des phrases qui tirent à blanc… En « nettoyant » le livre des répétions et autres, on doit arriver à 160 pages d’histoire et encore je me trouve gentille ! Il est certain que c’est facile à lire, le vocabulaire employé est à la portée du premier labrador… De là à dire que c’est agréable…
Afin d’illustrer mon propos je vous livre quelques extraits.

La phrase qui ne veut rien dire :
« Nous n’avions peur de rien et encore moins de l’autre »

Le style mièvre :
« (…) elle les avait vus au cinéma s’embrasser si goulûment qu’on aurait cru qu’ils se léchaient le visage. Milly en avait déduit que Stephanie Hopkins, pour être capable d’ouvrir si grand la bouche, avait dû être une grenouille dans une vie antérieure »

La phrase longue truffée de détails et qu’on répète et qui ne sert à rien dans l’histoire :
« Mme Ginguelbar, épicière de son vivant, tuée bêtement par une pile de cageots de pastèques haute de deux fois sa taille, qui lui avait dégringolé sur le thorax. La pauvre Mme Ginguelbar n'était pas décédée sur le coup, son agonie avait dû être horriblement longue puisqu'elle était restée toute une nuit à suffoquer sous un amas de cucurbitacées qui avaient eu raison de son dernier souffle. »

Ça c’est pour le style !

L’histoire maintenant… C’est long, droit et aussi prévisible que la route 66 !
Marc passe un temps incroyable à nous décrire les difficultés de la pauvre Agatha après 30 ans de captivité. Qu’elle ne sache pas utiliser, je veux bien… Mais elle IGNORE ce qu’est un téléphone portable, internet, facebook ou un gps et aille jusqu’à demander un jerrican d’électricité à la station-service pour la voiture à plat… faut quand même pas déconner !
Marc, tu nous prends pour des lapereaux de six semaines ?
Tu sais, il y a la télé en prison ! Pis des journaux, pis des gens qui ne sont pas enfermés et qui ont leurs portables ! En plus, elle dit elle-même qu’elle passait ses soirées à lire dans la salle télé et qu’elle a vu Obama prêter serment ! Elle n’était donc pas coupée du monde la p’tite dame…
Ça tient pas la route ton truc Marc ! Ce n’est pas une trisomique mais une fugitive ! Elle était en prison, pas dans une grotte !

« Jusqu'où devons-nous aller dans notre quête insatiable du bonheur ? »
Ben on en sait rien, ce n’est pas du tout le sujet du bouquin !
La seule quête dont il est question ici c’est du moyen de retrouver sa liberté. Pourquoi maintenant et pas cinq ans plus tôt ? Là aussi mystère et incohérence !

« À chaque étape, une rencontre avec un personnage surgi du passé les rapprochera du secret d'Agatha. ».
Ben non plus ! Chaque étape est riche en descriptions qui n’apportent rien à l’histoire… Elle cherche un carnet qu’elle ne trouve pas. A chaque fois c’est présentation du personnage, de sa vie, pour apprendre qu’il n’a pas ce qu’elle cherche et on repart mais cela ne fait en rien avancer le truc !

« les deux femmes partagent ces rêves qu'il n'est jamais trop tard pour réaliser »
Rhoooo c’est boooooo, c’est romantiiiiique !!! Mais désolée, moi j’ai pas vu dans le bouquin !

Bon je vais arrêter là car rien qu’à l’évocation j’ai de nouveau des renvois !
Je vais être obligée de nettoyer ma liseuse avant de faire ma photo preuve de ma lecture !

Pour conclure, je ne conseille pas ce bouquin, ce voyage au bout de l’ennui. C’est lourd, c’est gros, c’est niais, c’est long, c’est creux… Comme en bagnole, je me suis surprise à somnoler en le lisant (véridique).

J’avoue ne pas comprendre pourquoi je n’accroche pas avec Marc puisqu’il écrit pour MOI, la ménagère de 40 ans en mal d’émotions…
D’ailleurs je veux bien ton avis de mâle testostéroné à bloc cher ami lecteur du sexe opposé, savoir si tu as lu les évangiles de Marc et ce que tu en as pensé.

Je voulais me faire un Musso pour enfin voir ce que cela donne mais je crois que je vais attendre un peu !